Le boson

Genèse

Petite histoire du boson par son fondateur, Bruno Emsens…

Ou comment d’un laboratoire d’acteur.rice.s, en passant par un lieu de création et d’accueil de spectacles, on en arrive au boson de demain.

 

Après quinze années de réalisation de films de fiction et documentaires, une chose me manquait : approfondir le travail avec les acteur.rice.s.

En 2010, je tombe sur un ancien entrepôt en intérieur d’îlot à Ixelles. L’endroit est petit, 140 m² sur deux étages mais calme et charmant. Avec quelques complices, nous y invitons l’acteur et metteur en scène Larry Silverberg pour plusieurs Master classes sur l’approche Meisner du jeu. Petit à petit, la Brussels Playhouse s’organise comme un lieu de training pour acteur.rice.s. Le groupe s’étoffe, certain.e.s sont assidu.e.s, d’autres ne font que passer…

En 2012, l’envie se fait sentir de partager notre travail avec un public. Le Théâtre le Méridien ferme à cette époque et nous récupérons une partie de son matériel technique pour transformer la Brussels Playhouse en un petit théâtre professionnel.

En novembre 2013, est créé L’aide-mémoire de Jean-Claude Carrière. La pièce sera nommée aux Prix de la Critique et reprise à l’automne 2014. Le Théâtre des bosons en tant que lieu de création est né. S’en suivront 7 créations supplémentaires produites par notre compagnie. En parallèle, nous ouvrons nos portes à d’autres artistes en accueillant leurs spectacles et créations*. 

Depuis 2014, le lieu accueille régulièrement des équipes artistiques en résidence plateau avec le soutien de la COCOF. 

Le Théâtre des bosons devient le boson pour mieux correspondre à sa fonction réelle : un lieu de création et d‘accueil.

Depuis janvier 2021, un appartement dédié aux résidences d'écriture également à disposition.

 

Et aujourd’hui…?

En 2021, Pascal Crochet rejoint Marlène Régibo et Bruno Emsens pour concevoir le boson de demain. Notre désir est de participer aux nouvelles pratiques et nouveaux agir nécessaires à l'émergence du monde de demain. 

De nouvelles questions ont vu le jour : Qu'avons-nous à faire ensemble ? Qu'avons-nous à partager ? Comment s'inscrire dans le tissu institutionnel, nous qui venons d'une initiative privée avec nos moyens modestes ?

Nous souhaitons ouvrir de nouveaux possibles à des pratiques qui font se rencontrer artistes et publics. Le boson, par sa taille et ses moyens modestes, peut se payer cette audace. Aucun compte à rendre aux pouvoirs subsidiants ! 

Alors nous décloisonnons. 

L'art est partout ! 

Là où des pratiques singulières veulent se partager, se frotter aux regards et réactions d'autres humains. Là où des savoirs et des connaissances ont été forgés à force d'attention, de soin et de curiosité et qui, eux aussi, veulent être partagés. Là où des formes participatives et/ou citoyennes voient le jour, poussées par les nécessités du monde qui est le nôtre, avec sa complexité, ses contradictions, ses métissages magnifiques et ses injustices révoltantes.

Oui l'art est partout, pas seulement chez les professionnel.le.s ou sur les grandes scènes institutionnelles. Il est au cœur des gens, au cœur de la vie elle-même, et pourra dès 2022 faire une halte au boson, accueilli par notre équipe avec bienveillance pour être partagé avec celles et ceux qui veulent s'y abreuver. 

(*) Merci aux actrices et acteurs qui ont collaboré avec la compagnie des bosons : Florence Hebbelynck, Michel Scotto di Carlo, Jean-Marc Delhausse, Gaëtan Wenders, Patrice Mincke, Benoît Verhaert, Jo Deseure, Christian Crahay, Catherine Salée, Nicolas Luçon, Julie Duroisin, Nicolas Poels, Céline Peret, Inès Dubuisson, Francesco Mormino. 

Ainsi qu’aux équipes des spectacles Claque, Les murs murmurent, The Wild Party, Les carnets du sous-sol, Blizzard, Les histoires de la baraque, La gioia perfetta, La très belle et très sombre histoire de Bartafuite, L’héautontimorouménos, Le Combat, L’immortaliste et Alberta Tonnerre. 

Et enfin aux créatrices, créateurs, régisseuses et régisseurs et autres artistes qui sont passé.e.s par le boson !