L'archéologie du sombre est une fouille documentaire et poétique des strates d'une mémoire familiale façonnée par les guerres, les silences et les violences héritées.
Depuis les grottes algériennes où eurent lieu les premières enfumades coloniales, Nawel Sebih exhume une histoire souterraine : son nom scellé dans une formule de mise à mort, la terre de ses ancêtres gardant les armes enfouies pour le FLN, la jeunesse du père écartelée entre terreur et libération, puis la demeure où elle a grandi, devenue territoire occupé.
Des corps enfermés dans la pierre aux corps contraints dans la maison, l'écriture suit la trace d'une brûlure qui change de forme et de visage, mais poursuit une même logique d'occupation, de dépossession et d'emprise.
Cet été, le Boson abritera la suite de cette excavation.